« Mokke » T1 par Takatoshi Kamakura

Si ce manga en neuf volumes sort aujourd’hui chez nous, c’est sûrement dû au succès de son adaptation en série TV. 24 épisodes ont été réalisés par Madhouse, en collaboration avec Tezuka Productions en 2007. C’est un beau succès pour Takatoshi Kamakura, car « Mokke » est sa première série professionnelle. Malheureusement, les DVD ne sont toujours pas disponibles en français.

Mizuki et Shizuru, deux jeunes filles ordinaires en apparence, vivent chez leur grand-père à la campagne. Exorciste de profession, il aidera régulièrement ses deux petites filles qui ont chacune un don peu banal. Mizuki, la plus jeune, attire les Yôkai, alors que Shizuru possède la faculté de les voir. Dès les premières pages, nous plongeons au cœur du sujet, sans vraiment plus d’explications. Mizuki, après être allée faire une prière au temple niché en plein cœur de la forêt, entend ces quelques mots « Porte moiiiii…sur ton dooooos ». Là-dessus, on comprend qu’un esprit vient de se poser sur elle. Sauf que celui-ci pèse extrêmement lourd et que personne ne peut le voir, pas même Mizuki. Sa sœur Shizuru est appelée à la rescousse et découvre Mizuki possédée par une créature venue des contes anciens. Celle-ci faisant presque la taille et le poids de Mizuki, la pauvre enfant est obligée de rester assise, éreintée par la surcharge.

Chaque chapitre est prétexte à découvrir un nouveau Yôkai. Même si vous n’y connaissez rien, pas de panique ! Des explications hors-texte vous sont fournies, quand celles-ci ne sont pas directement données par l’histoire elle-même. Souvent, c’est le grand-père, fin connaisseur des Yôkai, qui raconte lui-même l’origine de celui dont il est question dans le chapitre concerné. Avec des situations récurrentes de chapitre en chapitre, passant par la découverte d’un Yôkai  puis de son exorcisme, on pourrait penser que l’ensemble devienne vite rébarbatif. Il n’en est rien : la répétition n’est pas flagrante et les situations sont assez différentes pour renouveler l’attrait du lecteur. Graphiquement, les Yôkai  sont peu représentés. C’est surtout au travers de la vision de Shizuru que nous sommes amenés à les découvrir. Ils n’ont rien de réellement effrayant, même s’ils restent des monstres difformes. Le travail graphique et scénaristique à ce niveau-là est excellent. Il est amusant de voir la réaction des protagonistes, sachant qu’à part les deux sœurs, personne ne peut voir ou sentir les Yôkai. Néanmoins, comme ils font partie intégrante de ce monde, ils influencent le caractère et l’humeur de tout un chacun. Cet aspect est bien mis en avant et joue un rôle primordial dans l’histoire.

Loin des séries monstrueuses où la peur est le leitmotiv, « Mokke » reste un manga attrayant et plutôt destiné à un jeune public intéressé par le surnaturel et les histoires fantastiques sans artifices saugrenus. Elle a l’avantage de présenter les Yôkai d’une manière atypique et didactique. Un petit lexique de ces êtres surnaturels rencontrés au fil des histoires aurait été un vrai plus. Mais les lecteurs les plus curieux pourront également se procurer l’excellent et exhaustif « Dictionnaire des Yôkai » de Shigeru Mizuki, également publié aux éditions Pika.
Gwenaël JACQUET
« Mokke » T1 par Takatoshi Kamakura
Éditions Pika (6,95€) – ISBN : 9782811611170

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1 Comment

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    8 ans ago Reply

    […] « Mokke » T1 par Takatoshi Kamakura Si ce manga en neuf volumes sort aujourd’hui chez nous, c’est sûrement dû au succès de son adaptation en série TV. 24 épisodes ont été réalisés par Madhouse, en collaboration avec Tezuka Productions en 2007. C’est un beau succès pour Takatoshi Kamakura, car « Mokke » est sa première série professionnelle. Malheureusement, les DVD ne sont toujours pas disponibles en français.Mizuki et Shizuru,…[Questo è solo un sommario. Fate click sul titolo della notizia per leggere l'articolo completo dal sito di provenienza.] […]

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